Miel Pops et Karambolage

Ce matin je mange des Miel Pops avec du lait. En enfournant la cuillère dans ma bouche, je confirme la première impression ressentie à la vue de cette pute d'abeille sur le paquet. C'est dégueulasse, je ne sais pas pourquoi j'ai acheté ça ; d'ailleurs, je ne me rappelle même pas quand je les ai acheté. Ces boules jaunes faussement croustillantes n'ont rien à faire dans mon appartement. Strictement rien. J'ai, quand même, putain de faim alors je termine cette merde. Puis je m'allume un joint, tranquille. Il y a une sorte de petit brouillard dehors. Le genre de matinée frisquette qui ne donne qu'une envie : se faire un chocolat chaud et se remettre au pieu devant une bonne douzaine d'épisodes à zygomatiques ; avec de la weed. Mais bon, comme c'était déjà le programme de ma dernière semaine, je cherche un autre truc à faire. Un peu plus fun, un peu moins proche de cette zone douillette trop longtemps squattée par mon cul. Je regarde sur le net, avec les mots clés « toulouse », « fun » et « pas cher ». A part louer des chambres d'hôtel ou partir en avion pour le Maroc, rien de très fun et pas cher à l'horizon. Je m'allume un autre joint. Qu'est ce que je vais bien pouvoir foutre de ma journée ? Ça me fait chier. Merde.
Juste au moment où je clique sur le gros bouton lecture d'un épisode franchement pas mal, j'entends un mec klaxonner en bas de chez moi. Je choppe le pétard posé à côté de l'écran et me précipite mollement vers la fenêtre. Le mec continue de klaxonner. Il a arrêté sa voiture en plein milieu de la rue et tente, apparemment, de freiner la course d'une jeune fille déterminée à s'éloigner de lui. Il sort de sa voiture : « Claire ! Claire ! Mais reviens, bordel de merde ! Je t'aime, putain ! », il a l'air sympa, il a une bonne barbe, est assez grand, ça me suffit. Mais pourtant, la fille, Claire, l'envoie se faire mettre par d'étranges mouvements du bassin, accompagnés de gifles données à un cul imaginaire. Vexé, l'homme se ré-installe aux commandes, claque la portière et fonce dans la rue. Elle, surprise par la rapidité avec laquelle la voiture arrive à son niveau, ne bouge plus ; elle prend un coup sur la tête et se retrouve à l'arrière de la berline. Le mec regarde autour de lui, il me voit, joint au bec, et lit la détermination latine dont mes yeux sont imprégnés. Il me fait un simple doigt d'honneur avant de prendre, manifestement, la fuite. Il ne m'en faut pas plus. Je prends mon badge, mes clefs d'appartement et celles de la Peugeot. L'aventure commence. Arrivé en bas, je glisse la clef dans ma belle 205, ouvre la portière et me prépare au départ. Je règle mon siège, puis les rétros, mets ma ceinture et démarre l'engin. Le mec est déjà loin mais en quelques habiles coups d'accélérateur, je réussis à le rejoindre avant qu'il n'est la possibilité de me laisser, comme un con, devant une intersection. Le joint emporté se termine, il galope maintenant sur le trottoir, dégageant une faible fumée, avant de trouver la paix au pied d'une borne à incendie.
Je ne sais pas vraiment ce que je vais faire, je ne peux pas lui rentrer dedans, je ne vais pas non plus lui barrer la route, ce serait vraiment trop dangereux. La seule chose qu'il m'est possible de tenter, c'est le suivre. Et je le suis. Quand il arrive au péage, je me place à deux files de lui, évitant ainsi qu'il ne capte que je suis sur le point de niquer ses chances de violer la petite. Je prends un ticket et m'élance. Le mec ne roule pas trop vite, je peux donc me caler à quelques dizaines de mètres derrière et attendre. J'allume la radio et essaye de trouver une station convenable, la tâche est difficile mais j'arrive à trouver satisfaction sur les basses fréquences, pas trop de parlote, pas trop de sons trop récents ; en prenant le moins de risques possibles, je me roule quelques joints de tailles différentes et en fume un, petit, la fenêtre ouverte. Dehors, il fait beau ; le brouillard s'est levé. C'est agréable de rouler par ce temps. Le paysage défile, se dés-urbanise et la route ne devient qu'un gros circuit Hot Weels, terriblement moins complexe que l'enfer des centres-villes : dépasser, freiner ; des loopings, quelques fois. Ma filature se passe, pas grand chose de nouveau dans mon plan, le kidnappeur ne s'arrête pas et moi non plus. Mon cendrier se remplit doucement et je commence à être vraiment défoncé. Quand j'en ai l'occasion, je me rapproche pour voir si la fille s'est réveillée, pour me rassurer, me convaincre que je ne suis pas cinglé, que je ne fais pas ça par pure folie. A chaque fois, le même constat : je ne vois que le conducteur, elle doit toujours être sur la banquette arrière, évanouie. Quelques heures passent et je comprends enfin son manège : il se dirige vers l'Espagne. En effet, je vois la frontière 200 mètres devant nous. J'aurais dû regarder les panneaux depuis quelques temps, déjà. C'est avec l'air constipé, mais souriant, que je passe devant la douane ; mon visage doit être assez convaincant, les flics me laissent circuler sans embrouille. Qu'est ce qu'il veut foutre en Espagne ? Il doit certainement fuir la justice. D'un certain côté, je le comprends. Mais bon, il a quand même une meuf à moitié morte à l'arrière de sa voiture, je me dois de la sauver. Ou du moins, de les suivre. Je m'allume un joint.
Au bout de quelques kilomètres, il sort de l'autoroute et commence à emprunter de petites routes. Je me demande s'il m'a repéré depuis le temps. Je serai étonné du contraire. Et il est vrai que s'il s'arrête sur la chaussée, frappant son torse pour me signaler qu'il veut qu'on se mette sur la tronche, je ne saurais pas vraiment quoi faire. Il se peut que je fasse demi-tour. Mais l'idée de cette bonasse inconsciente, les jambes écartées, ruisselantes de peur, est tout de même assez alléchante ; je continue. Le volant vibre contre ma bite, c'est indécent. Cette pute de Claire veut de la teub, c'est sûr. Dans le pire des cas, je peux dire au mec que j'oublie ce que j'ai vu si je peux passer en premier dessus. Même en second, s'il est un peu trop têtu. Je m'en fous. Et merde, j'ai envie de baiser. Je m'allume un gros pétard. La route devient de plus en plus déserte. J'ai l'impression qu'il ne reste plus que nos deux voitures sur des kilomètres et je me sens, à chaque fois, mal de mettre le clignotant dans le même sens que lui. Cela devient un peu trop gros. Et ça commence vraiment à me faire chier. Le paysage est toujours aussi agréable. Je vais m'arrêter, je pense. Me reposer un peu. Je ne sais pas. Soudain, je surprends mon destin : une meuf, sur le bord de la route. C'est une pute, forcément. Jupe courte, jambes nues, petit haut style débardeur aguicheur. Elle n'a pas l'air trop vieille et ne semble pas trop ravagée physiquement. Je fous mon cligno et m'arrête à quelques mètres de cette pute aux origines exotiques. Elle s'approche doucement de ma fenêtre :
« Bonjour, mon chou.
- Salut. Bon, déjà, si tu veux qu'on continue à se parler, m'appelle pas mon chou ». Pour une fois que je suis le dominant dans une relation de type homme-femme, je ne vais pas me faire emmerder pendant ce temps précieux que je paye de ma poche, j'enchaîne :
« Comment tu t'appelles ?
- Gena et toi ?
- T'es gitane ? Moi, c'est Sal.
- Non, non.
- Ben, on dirait quand même – elle a grave l'air d'une gitane.
- Non, j'suis pas gitane.
- Okay, okay, G-e-n-a – j'accentue son prénom pour lui montrer qu'il sonne carrément gitan.
- Tu veux quoi, tu veux faire l'amour ? Tu veux me baiser ?
- Hé, oh. Calme toi. Ouais, je veux, peut-être bien, te baiser. Mais le dis pas comme ça. D'abord, combien tu ferais à un mec sympa comme moi ?
- Si tu veux me baiser, c'est quarante euros.
- Quarante ? Tu te fous de ma gueule ? Je paye vingt balles à tout casser.
- Si tu veux, je peux descendre à trente euros. Mais pas plus bas.
- Trente euros ... Bon, d'accord mais tu me suces aussi.
- Non, non. Juste baiser.
- Même pas un peu ?
- Non.
- Bon. On fait ça dans la caisse ?
- Ouais, si tu veux. ». Elle fait le tour et rentre dans la voiture. Je m'allume un des gros joints, sentant que je vais devoir le partager avec la gitane. Je tire dessus et lui propose gentiment le pétard. Elle hésite mais voyant que je ne suis pas assez con pour fumer sur mon propre joint-piège au PCP, elle accepte. On est tous les deux bien défoncés, je crois. En tout cas, moi, je le suis. Je recule mon siège et baisse mon futal. Gena comprend que c'est le moment. Elle agrippe ma bite, la secoue, espérant me faire bander. Mais j'ai du mal. Tout ça ne m'a pas l'air très moral. Un peu à contre-cœur et voyant qu'il va falloir passer à la suite, elle se décide à me sucer. En quelques secondes, ça marche, je bande. Elle enlève sa culotte mais garde sa jupe, m'enjambe pendant que je baisse le dossier. La démarche est technique : sans regarder, ou s'aider de ses mains, sa chatte trouve ma bite. Gena est une déesse, elle ne va pas trop vite, me permettant de profiter de l'instant ; elle écrase ses fesses sur mes cuisses, dans une rythmique ternaire endiablée. Je me concentre sur son corps de gitane, le dégoût qu'elle m'inspire m’excite. Ce n'est qu'une gitane. Et je baise cette pute de gitane ; j'imagine un gros caïd basané enfoncer sa lame dans le bide de mauvais payeurs pendant que sa fille masse ma queue avec ses entrailles. Puis, soudain, me vient la mauvaise idée de regarder sa gueule. La gitane me dévore de ses yeux faussement chaleureux, elle sort sa langue comme pour me montrer qu'elle en a une. Lèche ses lèvres et la fait passer sur ses dents dégeulasses. Merde. Elle a vraiment une gueule de gitane. A cette distance, je vois nettement les imperfections de sa peau, ainsi que ses boucles d'oreille gigantesques, ses cheveux attachés avec un élastique volé sur le marché et ses gros doigts posés sur ma chemise ; chacun d'eux se terminant par un bout de plastique blanc, voulant certainement renforcer le côté femme d'un être dénué de la moindre once d'humanité. Pourquoi est-ce que ce corps s'agite sur moi ? La violence de la scène est terrifiante. Elle est laide et me souille. J'ai un haut-le-cœur. Je hoquette, mais en même temps je sens la pression monter et mes muscles se tendre. Elle ne doit pas faire la distinction entre mon mal-être et ma proche jouissance. Elle accélère, satisfaite. Ma bite s'exprime mais mon bide aussi : je sens le sperme sortir et le goût du vomi dans ma bouche. Je tousse pour ne pas m'étouffer, un peu de vomi coule sur ma chemise et à la vue de cette anormalité odorante, le tout remonte de plus belle. Cette fois, elle comprend que je ne me sens pas bien, elle se dégage rapidement ; sa chatte laisse couler tout le sperme sur mes couilles, ma bite et mon bas ventre, je n'ai pas le temps de me relever et me vomis dessus. Je reconnais un peu les céréales jaunes et le lait du matin. Gena remet sa culotte, elle gueule que c'est affreux. Et me demande un supplément, alors que de mon côté, je n'ai pas encore de plan pour me sortir de toute cette merde. Ma chemise est recouverte, quasi-intégralement, de vomi et je sens mon jus commencer à sécher sur le bas de mon corps. A l'extérieur, des voitures passent, je ne peux pas vraiment sortir. Dans un premier temps j'enlève ma chemise et balance vingt balles à la pute. Elle réclame vingt de plus mais en la menaçant avec ma chemise, j'arrive à la faire sortir. Elle m'insulte en se cassant. Je nettoie le sperme avec le vêtement souillé et le jette par la fenêtre. Cette journée était à chier. Et je me demande encore pourquoi je n'ai pas regardé cet épisode au lieu d'essayer de sauver cette conne de Claire qui est certainement morte, maintenant. Sur le retour, j'achète un maillot du FC Barcelone et fume tous les joints qu'il me reste pour passer la douane sans problème, ça marche. Une centaine de kilomètres plus tard, j'arrive devant mon appartement, je fais un joli créneau sur ma gauche et ferme la voiture. Dépité, je monte les escaliers. J'arrive chez moi, m'effondre dans le canapé et me roule un joint. J'allume la télévision, il y a Karambolage.

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  1. https://maps.google.fr/maps?q=+1069+Via+Salaria,+Roma,+Lazio&hl=fr&ll=41.982319,12.508031&spn=0.006053,0.010643&sll=41.983141,12.508059&layer=c&cbp=13,207.9,,0,5.99&cbll=41.982485,12.508031&hnear=Via+Salaria,+1069,+Roma,+Lazio,+Italie&t=h&z=17&panoid=gqItbXyfALPHAKXSHfhJZw

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